Vous entendez souvent Savez-vous planter les choux, mais vous hésitez sur les gestes ou sur la manière de la proposer à un jeune enfant ? Derrière cette comptine enfantine se cache bien plus qu’une simple chanson à mimer.
Le jeune enfant apprend avec son corps : il observe, imite, expérimente. Lorsque les paroles ne sont pas claires ou que les gestes sont imposés trop vite, le plaisir disparaît… et l’intérêt pédagogique aussi.
Utilisée avec intention, cette comptine à gestes devient un véritable appui pour le langage, la coordination et la confiance en soi. En respectant le rythme de l’enfant, elle s’inscrit naturellement dans une approche Montessori, où le mouvement soutient l’apprentissage plutôt que de le diriger.
Origine et sens de la comptine « Savez-vous planter les choux »
Impossible de passer à côté. « Savez-vous planter les choux » fait partie de ces comptines transmises de génération en génération, sans auteur identifié, par la simple magie de la tradition orale. On la chantait déjà dans les cours de récréation et les cercles familiaux, souvent en ronde, parfois accompagnée de gestes exagérés qui faisaient rire petits et grands.
Derrière ses paroles simples se cache une idée universelle : le plaisir de faire ensemble. Planter, arroser, remuer… Des actions du quotidien, connues des enfants, qui deviennent un jeu collectif. Ce lien étroit entre mouvement, imitation et langage explique pourquoi la comptine traverse le temps sans prendre une ride.
Dans les pédagogies actives, comme la pédagogie Montessori, ce type de chanson résonne tout particulièrement. Elle s’appuie sur ce que l’enfant aime instinctivement : bouger, répéter, observer les autres et expérimenter à son rythme.
Paroles et gestes expliqués pas à pas
La comptine repose sur un principe très clair : chaque partie du corps devient un outil imaginaire pour « planter les choux ». Les paroles évoluent, mais la structure reste la même, ce qui sécurise l’enfant et lui permet d’anticiper.
On commence souvent par : « Savez-vous planter les choux, à la mode, à la mode… ». La répétition installe le cadre. Puis viennent les variantes : avec les doigts, avec la main, avec le pied. À chaque fois, un geste précis accompagne le mot.
Ce découpage pas à pas soutient la compréhension du langage. L’enfant associe une action vue, une action faite, et un mot entendu. Un trio gagnant pour l’apprentissage précoce.
Gestes traditionnels associés aux paroles
- Avec les doigts : les index pointent vers le sol et font un petit mouvement de rotation, comme pour semer.
- Avec la main : la main entière accompagne le geste, plus ample, sollicitant le poignet et l’avant-bras.
- Avec le pied : l’enfant tape doucement le sol, travaillant l’équilibre et la conscience corporelle.
- Avec le coude : souvent très amusant, ce geste développe la coordination et déclenche des rires spontanés.
Rien n’oblige à tous les proposer. L’observation prime. Certains enfants regarderont longtemps avant d’oser participer, et c’est parfaitement respectueux de leur rythme.
Observer la comptine en mouvement avec un support vidéo
Avant de proposer la comptine, beaucoup d’adultes apprécient de visualiser les gestes. Une vidéo permet de s’approprier le mouvement, le tempo et l’enchaînement, sans pression.
Les versions chantées par des groupes comme Titounis offrent un support clair et joyeux. Elles peuvent servir de référence pour l’adulte, ou de rappel ponctuel après une pratique vécue ensemble.
En pédagogie Montessori, on reste prudent : la vidéo ne remplace pas l’expérience réelle. Elle accompagne, elle inspire, mais c’est le corps en action qui reste au cœur de l’apprentissage.
Pourquoi cette comptine est intéressante en pédagogie Montessori
Maria Montessori insistait sur un point essentiel : le mouvement est le moteur de l’intelligence. Cette comptine illustre parfaitement cette idée. Elle engage tout le corps, stimule le langage oral et nourrit la coordination.
L’enfant imite librement, sans consigne stricte. Il choisit d’entrer dans l’activité, d’arrêter, de reprendre. Cette liberté favorise l’autonomie et la confiance, deux piliers de la pédagogie Montessori. Pour mieux comprendre ce cadre éducatif, vous pouvez aussi découvrir ce regard approfondi sur les écoles Montessori.
Autre richesse souvent oubliée : la comptine crée un lien social fort. Elle invite à regarder l’autre, à synchroniser ses gestes, sans jamais imposer une performance.
Adapter la comptine selon l’âge de l’enfant
- De 0 à 3 ans : privilégiez l’observation. Chantez doucement, montrez un ou deux gestes simples. L’enfant participe parfois… ou pas. Les deux sont valables.
- De 3 à 6 ans : l’enfant entre plus volontiers dans l’imitation. Vous pouvez proposer davantage de variantes et le laisser inventer ses propres gestes.
L’essentiel reste de ne jamais forcer. La comptine est une invitation, pas une obligation.
Utiliser la comptine à la maison ou en classe
À la maison, la comptine trouve facilement sa place dans une transition : avant de sortir, après un temps calme, ou pour relancer l’énergie un jour un peu gris. Quelques minutes suffisent.
En classe ou en structure d’accueil, elle peut ouvrir ou clôturer une activité, créer un rituel rassurant, sans matériel spécifique. Elle s’intègre aussi très bien dans un projet autour du jardinage ou du corps humain.
Quelle que soit la situation, gardez en tête une chose : respecter le rythme de chaque enfant. C’est cette posture, bien plus que la chanson elle-même, qui fait toute la différence. Si vous vous interrogez sur l’environnement éducatif global, certaines familles explorent aussi les aides possibles pour l’école Montessori.
Simple, joyeuse et profondément humaine, cette comptine reste un outil précieux… à condition de l’utiliser avec souplesse et bienveillance.
Existe-t-il une partition musicale pour cette comptine ?
Peut-on inventer ses propres gestes ?
Une comptine simple, riche de sens
Savez-vous planter les choux traverse les générations parce qu’elle répond à un besoin fondamental de l’enfant : bouger pour comprendre. Les gestes, lorsqu’ils accompagnent librement les paroles, soutiennent la mémorisation, la coordination et l’éveil du langage sans jamais forcer la participation.
Dans une démarche inspirée de la pédagogie Montessori, la comptine devient une invitation plutôt qu’un exercice. Vous observez, vous proposez, et l’enfant choisit comment entrer dans l’activité. Certains chantent, d’autres regardent, d’autres encore se lancent dans les gestes : chaque posture est valable.
À la maison comme en classe, cette chanson trouve sa place dans les petits rituels du quotidien, pour le simple plaisir de faire ensemble. En laissant de la place à la spontanéité et à la joie, vous transformez une comptine populaire en un véritable outil d’apprentissage respectueux du développement de l’enfant.
Questions fréquentes
Quels gestes faire pour Savez-vous planter les choux avec un enfant ?
Le plus simple est de garder une progression claire et lente, avec un geste associé à chaque mot important, par exemple avec les doigts en pointant vers le sol, avec la main dans un mouvement plus ample, avec le pied en tapant doucement, ou avec le coude pour ajouter une touche amusante, sans chercher à tout montrer d’un coup, car l’enfant comprend mieux lorsqu’il observe, imite et expérimente à son rythme, dans une ambiance joyeuse et sans pression.
À quel âge proposer Savez-vous planter les choux sans forcer ?
La comptine peut être proposée très tôt, à condition d’ajuster la manière de faire à l’âge et au rythme de l’enfant, car chez les plus jeunes il est préférable de chanter doucement et de montrer seulement un ou deux gestes simples en laissant une grande place à l’observation, tandis que lorsque l’enfant entre plus facilement dans l’imitation, il peut reprendre davantage de variantes et même inventer ses propres gestes, toujours comme une invitation et jamais comme une obligation.
Pourquoi cette comptine plaît autant en pédagogie Montessori ?
Cette comptine trouve naturellement sa place dans une approche Montessori parce qu’elle relie le mouvement, le langage et l’expérimentation concrète, sans demander de performance ni de consigne rigide, ce qui permet à l’enfant d’entrer dans l’activité librement, de s’arrêter, de reprendre, d’observer les autres et de synchroniser peu à peu ses gestes, tout en nourrissant la coordination, la confiance en soi, l’autonomie et le plaisir de faire ensemble dans un cadre rassurant.
Faut-il une vidéo ou une partition pour bien la chanter ?
Ni la vidéo ni la partition ne sont indispensables pour proposer cette comptine de façon riche et vivante, car la transmission orale, une mélodie globalement juste et le lien entre la voix, le geste et le plaisir partagé suffisent largement, la vidéo pouvant simplement aider l’adulte à visualiser le mouvement, le tempo et l’enchaînement, tandis que la voix humaine reste le repère le plus direct pour capter l’attention de l’enfant et soutenir son entrée dans l’activité.


