Votre enfant peine à lire, à écrire ou à compter, et vous vous demandez si c’est plus qu’un coup de mou ? Le 9 octobre, journée nationale des troubles « dys », un collège de Perpignan a organisé quatre ateliers pour les élèves concernés. Voici les repères à retenir.
En bref
- Le vendredi 9 octobre, le collège Jean-Moulin de Perpignan a consacré un temps dédié aux élèves concernés par les troubles « dys ».
- Quatre ateliers ont été organisés, notamment sur les émotions et sur la manipulation de l’ordinateur, avec des outils pensés pour faciliter les apprentissages.
- Depuis la rentrée, les collégiens du département reçoivent un ordinateur qu’ils gardent toute leur scolarité au collège.
Le chiffre clé : 4, ateliers organisés au collège Jean-Moulin de Perpignan autour de thématiques différentes pour les élèves « dys ».
Une technicienne du Département résume l’objectif des ateliers
Apprendre à lire, à écrire, à compter : pour certains élèves, c’est un véritable défi. Le vendredi 9 octobre, à l’occasion de la Journée nationale des « dys », le collège Jean-Moulin de Perpignan a consacré un temps entier à ces troubles qui peuvent compliquer un parcours scolaire.
Le message des ateliers tient en une phrase, prononcée par une technicienne du Département :
Le but, c’est de leur montrer que malgré leur différence, ils ont toute leur place dans la scolarité et qu’ils peuvent y arriver avec les outils qu’on leur donne
Une technicienne du Département, à propos des ateliers du collège Jean-Moulin, à Perpignan.
Ce message vous concerne aussi, même si votre enfant n’est pas encore au collège. Il déplace le regard : on ne demande pas à l’enfant de gommer sa différence, on lui donne des moyens d’avancer. C’est une posture proche de celle que prône la pédagogie Montessori : partir de l’enfant tel qu’il est et lui fournir le bon matériel.
Cinq troubles « dys » partagent le même préfixe
Le terme « dys » regroupe différentes difficultés liées à l’apprentissage. L’événement de Perpignan en cite cinq :
- la dyslexie ;
- la dysorthographie ;
- la dyspraxie ;
- la dysphasie ;
- la dyscalculie.
Chacun a son nom, mais le point de départ est le même : lire, écrire ou compter devient un véritable défi pour l’élève. Pour un parent, c’est un premier repère. Quand l’un de ces trois apprentissages coince, et que ça dure, le mot « dys » fait partie des pistes à évoquer avec l’enseignant et avec les professionnels de santé.
Poser un mot ne règle rien à lui seul, mais ça change la conversation. On cesse de parler de paresse ou de manque de volonté pour parler de difficultés précises, donc d’outils précis.
Quatre ateliers autour des émotions et de l’ordinateur
Au collège Jean-Moulin, quatre ateliers ont été organisés, chacun sur une thématique différente. Deux sont connus : les émotions et la manipulation de l’ordinateur. Voici ce qu’il faut retenir de la journée.
| Repère | Détail |
|---|---|
| Date | Vendredi 9 octobre, Journée nationale des « dys » |
| Lieu | Collège Jean-Moulin, Perpignan |
| Format | Quatre ateliers, thématiques différentes |
| Thèmes cités | Les émotions, la manipulation de l’ordinateur |
| Fin d’après-midi | Rendez-vous ouvert aux parents, aux élèves volontaires et aux personnels |
Que les émotions figurent au programme n’a rien d’anodin. Quand lire ou écrire demande un effort constant, la frustration peut s’inviter vite. Travailler sur ce ressenti fait partie de l’accompagnement, au même titre que l’outil.
À la maison, le réflexe est le même : un enfant qui s’énerve devant ses devoirs ne cherche pas forcément à vous défier. Il est peut-être simplement à bout d’effort. Nommer l’émotion avant de reprendre l’exercice aide souvent à relâcher la tension.
Un ordinateur gardé pendant toute la scolarité au collège
La technicienne du Département le souligne : le numérique est l’un des leviers pour faciliter les apprentissages. L’idée n’est pas de remplacer l’effort, mais de donner à l’élève une autre voie d’accès à ce qu’il doit apprendre.
Le Département a franchi un pas concret. Depuis la rentrée, les collégiens du département sont dotés d’un ordinateur, qu’ils peuvent conserver pendant toute leur scolarité au collège. Un élève « dys » peut donc s’exercer sur le même appareil, année après année, sans repartir de zéro.
Votre enfant est en maternelle ou en primaire ? Ces ateliers concernent le collège, mais ils donnent un horizon : des outils existent, et la manipulation de l’ordinateur s’apprend. Ça vaut la peine de demander à l’enseignant quelles aides, numériques ou non, peuvent être envisagées.
Un rendez-vous ouvert aux parents pour poser ses questions
La journée s’est terminée en fin d’après-midi par un rendez-vous ouvert aux parents, aux élèves volontaires et aux personnels de l’établissement. Les familles n’étaient donc pas spectatrices : elles avaient leur place autour de la table, avec les adultes qui accompagnent les élèves au quotidien.
Si vous vous interrogez sur votre enfant, quelques gestes simples peuvent servir de point de départ :
- notez ce qui coince précisément : lecture, écriture ou calcul ;
- parlez-en à l’enseignant, sans attendre que la difficulté s’installe ;
- demandez quels outils sont possibles, numériques compris ;
- rappelez à votre enfant que sa différence ne lui retire pas sa place à l’école.
Ce dernier point est sans doute le plus important. Un enfant qui se sent légitime à l’école ose essayer, se tromper et recommencer. C’est exactement ce que visaient les ateliers de Perpignan.
Vos questions
Que regroupe le terme « dys » ?
Il désigne différentes difficultés liées à l’apprentissage. À Perpignan, l’événement a cité la dyslexie, la dysorthographie, la dyspraxie, la dysphasie et la dyscalculie. Apprendre à lire, écrire ou compter peut y représenter un véritable défi.
Que se passait-il au collège Jean-Moulin le 9 octobre ?
À l’occasion de la Journée nationale des « dys », le collège a accueilli quatre ateliers sur des thématiques différentes, notamment les émotions et la manipulation de l’ordinateur. La journée s’est terminée par un rendez-vous ouvert aux parents, aux élèves volontaires et aux personnels.
Les élèves « dys » disposent-ils d’un ordinateur ?
Dans le département concerné, oui : depuis la rentrée, les collégiens sont dotés d’un ordinateur. Ils peuvent le conserver pendant toute leur scolarité au collège. Le numérique est présenté comme l’un des leviers pour faciliter les apprentissages.
Sources : L’Indépendant.


