Un enfant de 7 ans au pied d’une falaise de 914 mètres, et des plaintes déposées auprès de la protection de l’enfance. Joe Evermore, père américain, raconte comment l’ascension d’El Capitan par son fils Joey a fini en polémique. Les plaintes n’ont pas abouti, mais elles posent une vraie question de parent : où est la limite ?
En bref
- Joey, 7 ans, est devenu en mai la plus jeune personne à gravir El Capitan, 914 mètres de granit.
- Plusieurs plaintes ont été déposées auprès de la protection de l’enfance pour remettre en cause les compétences parentales du père.
- Elles n’ont pas été prises en compte, et le père met en avant équipe, préparation et entraînement quotidien.
Le chiffre clé : 914 mètres, hauteur de la falaise El Capitan, gravie par un enfant de 7 ans.
Un record battu à 7 ans sur la plus grande falaise de granit du monde
El Capitan, dans le parc de Yosemite aux États-Unis, s’élève à 914 mètres. C’est la plus grande falaise de granit au monde. En mai dernier, un garçon de 7 ans, Joey, l’a gravie en entier. Il est devenu la plus jeune personne à y parvenir.
Le record appartenait jusque-là à son propre frère, âgé de 9 ans. L’exploit se joue donc d’abord en famille. Joey l’explique ainsi : battre le record est « vraiment génial », mais le réaliser avec sa famille et avec son père à ses côtés lui donne encore plus de sens.
Son père, Joe Evermore, 44 ans, originaire du Colorado, a pris l’habitude d’emmener ses enfants dans de grandes aventures. Sur son compte, il se présente comme le père de quatre jeunes garçons pleins d’énergie, qu’il élève pour en faire des « Giant Slayers », des tueurs de géants.
Des plaintes déposées, mais aucune retenue par les services de protection
Plusieurs mois après l’ascension, Joe Evermore a révélé que plusieurs plaintes avaient été déposées auprès des services de protection de l’enfance. Leur but : remettre en cause ses compétences de parent.
Ces plaintes n’ont pas été prises en compte par les services concernés. Le père n’a donc pas eu à se défendre devant une enquête. Mais l’affaire a fait du bruit des deux côtés de l’Atlantique, et la polémique, elle, a bien eu lieu.
« C’est fou de penser que certains puissent se plaindre de nous voir réaliser quelque chose d’aussi génial. »
Joe Evermore, père de Joey
Il va plus loin dans le magazine People : selon lui, certains pensent que ses enfants seraient mieux en famille d’accueil ou devant la télévision, plutôt qu’à s’entraîner chaque jour pour une mission épique.
La défense du père : une équipe, de la préparation et des milliers d’heures d’accompagnement
Joe Evermore ne présente pas cette ascension comme un coup de tête. Il explique qu’elle a été rendue possible par une équipe, une bonne préparation, ainsi que par les compétences et l’entraînement de la famille.
Sur Instagram, il parle de « milliers d’heures d’accompagnement individuel ». Autrement dit : un enfant qui s’entraîne quotidiennement, encadré de près, sur la durée.
| Élément | Ce que rapporte le père |
|---|---|
| Équipe | L’ascension repose sur une équipe |
| Préparation | Une bonne préparation en amont |
| Entraînement | Un entraînement quotidien de l’enfant |
| Accompagnement | Des milliers d’heures individuelles |
Ces éléments viennent de lui seul. Les services de protection de l’enfance n’ont, d’après ce qui est rapporté, pas jugé utile de donner suite aux plaintes.
Entre aventure et risque, trois questions permettent de trancher chez soi
Il ne s’agit pas de grimper El Capitan. Mais cette histoire pose une question que tout parent a connue : jusqu’où laisser un enfant aller ? Voici trois repères simples, à adapter à votre quotidien.
- Qui a choisi ? Joey dit avoir vécu l’exploit avec sa famille et son père. Une aventure qui compte pour l’enfant n’est pas la même chose qu’un projet d’adulte imposé.
- Quelle préparation ? Le père insiste sur l’entraînement et l’équipe. Plus l’activité est exigeante, plus l’apprentissage progressif et l’encadrement doivent suivre.
- Qui est à ses côtés ? Un adulte compétent, présent, qui connaît les limites de l’enfant, change tout.
La pédagogie Montessori va dans ce sens : faire confiance à l’enfant, le laisser agir, mais dans un cadre préparé et sécurisé. L’autonomie n’est pas l’absence de limites.
Ce que cette polémique change pour les parents : on juge vite ce qu’on ne voit pas
Les plaignants ont vu une photo, un exploit, un enfant de 7 ans au bout d’une corde. Ils n’ont pas vu les entraînements quotidiens que décrit le père. Ce décalage nourrit la polémique.
Pour vous, la leçon est double. D’abord, une activité qui paraît extrême de l’extérieur peut être très préparée de l’intérieur. Ensuite, l’inverse est vrai aussi : une activité banale, sans cadre ni préparation, peut être plus risquée qu’elle n’en a l’air.
Avant de laisser votre enfant tenter quelque chose de nouveau, demandez-vous ce qui a été préparé, qui l’accompagne et ce que lui en dit. Cette règle fonctionne aussi bien pour un vélo sans roulettes que pour un mur d’escalade.
Vos questions
Quel âge avait l’enfant qui a gravi El Capitan ?
Joey avait 7 ans quand il a gravi El Capitan en mai dernier. Il est devenu la plus jeune personne à réussir cette ascension. Le record appartenait auparavant à son frère, âgé de 9 ans.
Le père a-t-il été sanctionné après les plaintes ?
Non. Plusieurs plaintes ont été déposées auprès des services de protection de l’enfance pour contester ses compétences parentales. Elles n’ont pas été prises en compte, même si l’affaire a suscité la polémique.
Que répond Joe Evermore à ses détracteurs ?
Il explique que l’ascension a été possible grâce à une équipe, à une bonne préparation, aux compétences de la famille et à son entraînement. Sur Instagram, il évoque des milliers d’heures d’accompagnement individuel. Il regrette que certains lui reprochent de réaliser quelque chose d’aussi génial.
Sources : La Dépêche.


