À Crépy-en-Valois, dans l’Oise, des écoliers de l’école Malraux doivent parfois manger le bras levé quand le réfectoire est trop bruyant. Face à cette pratique qui provoque gêne et douleur chez certains enfants, les parents ont lancé une pétition le 24 septembre pour l’arrêt de la méthode.
En bref
- Les surveillants demandent aux écoliers de lever un bras, voire les deux, pour faire silence en mangeant.
- Des parents ont lancé une pétition le 24 septembre, dénonçant douleur et gêne ressenties par certains enfants.
- Le maire défend un outil pédagogique ponctuel, mais évoque un problème de rapport à l’autorité chez les familles.
Le chiffre clé : 2, bras que certains écoliers doivent lever en mangeant, selon les témoignages recueillis par les parents.
À la cantine de l’école Malraux, le silence s’obtient bras en l’air
À l’école élémentaire André Malraux de Crépy-en-Valois, dans l’Oise, le réfectoire a sa méthode pour faire retomber le bruit. Quand les surveillants jugent le niveau sonore trop élevé pendant le repas, ils demandent aux enfants de lever un bras, parfois les deux, tout en continuant de manger.
La consigne s’applique en pleine assiette. Plusieurs élèves ont raconté à leurs parents qu’ils devaient alors se débrouiller pour finir leur repas d’une seule main, l’autre restant levée le temps que le calme revienne dans la salle.
Les enfants disent la gêne, parfois la douleur
C’est dans une pétition mise en ligne le jeudi 24 septembre que les parents d’élèves ont exposé ce que leur rapportaient leurs enfants. Le texte cite directement les mots des écoliers concernés par cette consigne.
« Certains ont expliqué qu’ils devaient parfois manger avec l’autre main »
Au delà de la contrainte, des élèves ont aussi évoqué une « gêne » et, pour certains, une « douleur au niveau du bras » après avoir maintenu le geste. Les parents d’élèves ont rédigé un courrier à la municipalité pour réclamer des explications sur cette pratique.
La mairie revendique un outil pédagogique ponctuel
Contactée, la municipalité ne nie pas l’existence de la consigne mais en conteste l’interprétation. Elle la présente comme un simple « outil pédagogique », utilisé ponctuellement et pendant seulement quelques secondes, dans le seul but d’obtenir le calme et l’attention du groupe avant de reprendre le repas.
| Ce que disent les parents | Ce que répond la mairie |
|---|---|
| Des enfants mangent le bras levé, parfois les deux | Un « outil pédagogique » utilisé quelques secondes |
| Certains évoquent une gêne ou une douleur au bras | Une situation jugée « largement exagérée » |
| Une pétition et un courrier réclamant des explications | Des parents « de plus en plus compliqués » |
Le maire pointe un rapport à l’autorité qui pose problème selon lui
Interrogé par Le Dauphiné Libéré, le maire de Crépy-en-Valois va plus loin que la simple défense de la méthode. Il estime que la mobilisation des familles traduit un malaise plus large.
« Il y a un vrai problème de rapport à l’autorité chez les enfants et les parents »
Cette déclaration n’a pas calmé la contestation. Au contraire, elle a ravivé les tensions entre la municipalité et les familles, qui maintiennent leur demande d’explications et refusent de considérer l’affaire comme close.
Les parents veulent une pause repas repensée, le rectorat surveille le dossier
Au delà de l’arrêt de la consigne du bras levé, les parents d’élèves réclament une réorganisation plus large de la pause méridienne, pour offrir aux enfants un temps de restauration plus serein qu’aujourd’hui.
Le rectorat, de son côté, a été informé de la situation et indique suivre l’évolution du dossier. Sa marge de manœuvre reste toutefois limitée : la gestion du temps périscolaire, cantine comprise, relève exclusivement de la responsabilité de la commune, et non de l’Éducation nationale.
Vos questions
En quoi consiste la consigne du bras levé à la cantine ?
Quand le bruit est jugé trop important dans le réfectoire de l’école Malraux, les surveillants demandent aux enfants de lever un bras, parfois les deux, tout en continuant de manger. Certains élèves disent devoir alors finir leur repas avec l’autre main.
Pourquoi les parents ont-ils lancé une pétition ?
Les parents dénoncent une pratique douloureuse pour certains enfants, qui ont évoqué une gêne ou une douleur au bras. La pétition, en ligne depuis le 24 septembre, s’accompagne d’un courrier réclamant des explications à la municipalité.
Que répond la mairie, et que fait le rectorat ?
La mairie défend un « outil pédagogique » utilisé quelques secondes pour obtenir le calme, et le maire juge la situation exagérée par des parents « compliqués ». Le rectorat a été informé et suit le dossier, mais la gestion du temps périscolaire reste de la seule responsabilité de la commune.
Sources : CNews, La Dépêche.


